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Aides au logement > réforme en vue

Publiée le 12/05/2015

Les aides au logements sont sur la sellette :

Les 17 millards d'euros dédiées aux aides aux logements beneficiant a 6 millions de bénéficaires sont sur la sellette une réforme devrai être prochainement proposée par le gouvernement

Au total, la politique du logement, avec toutes les aides (subventions et dégrèvements fiscaux), coûte plus de 40 milliards d'euros par a. Cela représente 2% de la richesse nationale, ou encore plus de 10% des dépenses de l'État. Ce que le gouvernement envisage de réformer, c'est une partie de ce chapitre : les aides personnalisées au logement, qui comptent pour 17 milliards. Les APL profitent aujourd'hui à plus de 6 millions de Français, qui reçoivent en moyenne 225 euros par mois.

Tous les gouvernements ont tenté de "démaquiser" cette jungle. Dès qu'il y a des économies à faire, on s'oriente naturellement vers les plus gros postes de dépenses, parmi lesquels le logement. C'est d'autant plus nécessaire que le gouvernement n'arrête pas d'annoncer de nouvelles dépenses : de l'argent pour l'armée - puisque bon nombre de suppressions de postes prévues ont été annulées -, de l'argent pour de nouvelles allocations - comme l'extension de la prime à l'activité pour les jeunes -, et en particulier pour les étudiants.

Les subventions ont fait flamber les loyers

C'est une mécanique qui s'est emballée. Le nombre de bénéficiaires des APL ne cesse de progresser. Du coup, l'enveloppe progresse de 500 millions d'euros par an. C'est l'un des postes les plus dynamiques dans les dépenses publiques.

C'est parce que le prix des loyers ne cesse de grimper qu'on se loge de plus en plus difficilement. C'est incontestable. Mais on peut aussi retourner le raisonnement : le prix des loyers augmente parce que les propriétaires savent qu'il y a l'APL et qu'ils en profitent pour augmenter leurs loyers.

C'est particulièrement vrai pour les logements étudiants (800.000 étudiants touchent l'APL). Ces logements ont littéralement flambé, à cause des subventions. L'argent des aides sert non pas à aider les locataires dans leur effort, mais à rémunérer les propriétaires qui louent. Un comble !

Un rapport de l'Inspection des Finances, en 2014, estimait que 50 à 80% du montant des APL ont en réalité été captés par les propriétaires sous la forme d'augmentation de loyers, à cause de l'effet inflationniste.

Un fort coût politique

Pour interrompre ce cercle vicieux, il faudrait faire le ménage dans les aides aux étudiants. Ce serait d'autant plus justifié que certaines aides sont aujourd'hui accordées sans prendre en considération le revenu des parents. C'est vrai que certains étudiants travaillent pour vivre, et ne dépendent plus de leurs parents. Mais ceux-là auront justement le bénéfice de la prime d'activité. On devrait donc pouvoir faire des économies.

Cela ne suffira probablement pas à économiser le milliard d'euros que Bercy veut récupérer. Il y a d'autres pistes d'économies. Réduire davantage ou supprimer les aides pour les logements de grande taille, par exemple, qui sont de facto réservés à ceux qui ont les moyens. Ou bien supprimer les aides pour le locataire qui est propriétaire d'une résidence secondaire, et qui peut donc justifier d'un certain patrimoine.

Une mesure comme celle-là serait très efficace pour réduire les dépenses, mais probablement assez coûteuse en termes politiques, parce qu'elle frapperait nombre de bénéficiaires. Comme l'élection présidentielle n'est plus si lointaine, il y a fort à parier que le gouvernement sera plus prudent.

http://www.rtl.fr/actu/economie/aides-au-logement-le-gouvernement-souhaite-reformer-les-apl-7778299807

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